Vergoignan, dont le nom vient de celui d'un gallo-romain "Veracundius",
est une commune en expansion démographique qui bénéficie
de sa situation à proximité de la ville d'Aire sur l'Adour,
située à 6 km. Desservie par la route nationale 124
Bayonne-Toulouse, elle se place à l'extrême nord-est
du canton et s'étend sur un plateau doucement vallonné,
dominant la vallée de l'Adour et Barcelonne-du-Gers.
La période la plus troublée fut, sans conteste, celle
des guerres de Religion dont elle eut beaucoup à souffrir.
L'église, bâtie sur l'emplacement du château
féodal, est un édifice de fondation romane, fortement
remanié. Elle est intéressante par son abside et ses
absidioles semi-circulaires, sa sacristie, ancienne chapelle du 12ème
siècle et sa corniche.
L'origine de la paroisse, jadis traversée par l'un des
chemins menant à Saint-Jacques-de-Compostelle, remonte vraisemblablement
au 6ème siècle. Ses seigneurs sont plusieurs fois cités
aux Assemblées de l'époque qui ont marqué les
étapes importantes de la féodalité:
1312 : Vital Armanieu de Vergoignan fait partie de la
noblesse convoquée à la cour dels Sers, à Mont-de-Marsan,
pour reconnaitre la vicomtesse Marguerite.
1319 : Arnaud de Vergoignan rend hommage au comte d'Armagnac.
1372 : Le seigneur de Vergoignan combat sous la bannière
du comte d'Armagnac.
1442 : Arnaud-Guilhem de Vergoignan, écuyer du
comte Jean IV, est nommé gouverneur de Dax par le roi de France
Charles VII...
Dans un paysage de collines boisées qui annoncent l'orée
de la forêt landaise,
Vergoignan se singularise par l'élevage de chevaux (centre
équestre).