Traversée par la route départementale 935 reliant Bagnères-de-Bigorre
à Aire sur l'Adour, la commune de Saint-Germé s'étend
sur une superficie de 955 hectares, à 7 km au nord-ouest de
Riscle, 80 km d'Auch. Outre les canaux du Jurras et du Parras destinés
à l'irrigation, elle est arrosée par l'Adour qui forme
limite avec Corneillan. Maïs de semence, blé, soja, cultures
sous serres et deux conserveries caractérisent ses principales
ressources économiques. C'est aussi le siège d'un établissement
qui accueille 125 handicapés, adultes et enfants, et emploie
85 salariés.
La commune a pris le nom d'un jeune et brillant seigneur né
près de Gournay et qui vivait à la cour du roi Dagobert.
Entré dans les ordres, il se rendit célèbre par
sa bonté en distribuantaux pauvres une partie de ses biens;
le reste lui servit à fonder le monastère de Saint-Germer-de-Fly,
près de Beauvais, dans le département de l'Oise, où
il finit ses jours.
Saint-Germé fut une seigneurie dès la fin du 12è
siècle. En 1367, elle passa à Cagnard, vicomte de Corneillan
en échange de sa vicomté qu'il avait cédée
au comte d'Armagnac. En 1449, elle appartenait à Manaud et
Jean de Bernède-Corneillan. Au 16è siècle, Etienne
de Corneillan en était le seigneur et ses descendants devaient
la conserver jusqu'à la Révolution, et la famille fut
représentée dans la commune jusqu'en 1943.
Le bourg, coquet et avenant, est bâti dans un site agréable
et charmant sur un petit plateau dominant la vallée de l'Adour.
L'église paroissiale est dédiée à Saint-Germier,
évêque de Toulouse au 6è siècle. Reconstruite
au 19è siècle, elle s'élève sur l'emplacement
d'un sanctuaire qui fut une annexe de Saint-Mont.Joli point de vue
sur les Pyrénées par temps clair.
Du château féodal, du 13ème siècle, il
ne subsiste aucun vestige.